🧯 OpenAI recherche un nouveau responsable de la préparation aux situations d'urgence ↗
OpenAI a publié une offre d'emploi pour un poste de cadre supérieur axé sur la « préparation » : en clair, il s'agit de repérer les risques émergents liés aux modèles avant qu'ils ne se concrétisent, qu'il s'agisse de sécurité informatique ou d'impacts sur la santé mentale. Un intitulé qui paraît calme et professionnel… jusqu'à ce qu'on découvre l'étendue des responsabilités.
Sam Altman a présenté cela comme un moyen de renforcer les capacités de défense sans pour autant donner aux attaquants des armes plus tranchantes, tout en réfléchissant à la manière de libérer des capacités sensibles (notamment celles liées à la biologie) et de maintenir la confiance dans des systèmes capables d'auto-amélioration. La concurrence est rude, ce qui peut être rassurant ou légèrement inquiétant, voire les deux.
📉 Nvidia insiste sur le fait qu'elle n'est pas Enron, mais ses investissements dans l'IA mettent à l'épreuve la confiance des investisseurs ↗
Les pratiques commerciales de Nvidia suscitent la méfiance, car certains accords s'apparentent à du financement par les fournisseurs : investir dans des clients qui utilisent ensuite cet argent pour acheter du matériel Nvidia. Ce système de « payez-moi pour que vous me payiez à votre tour » n'est pas illégal en soi, mais il agace.
Le Guardian soulève des inquiétudes concernant les sociétés à vocation spécifique (SPV) et les partenariats gigantesques, parfois opaques, et la question plus fondamentale qui se pose : que se passera-t-il si la demande en IA ne croît pas assez vite pour justifier toute cette infrastructure et cette chorégraphie financière ? Nvidia réfute catégoriquement ces comparaisons, mais le simple fait qu’elles existent est… révélateur.
🏗️ Les centres de données à plusieurs milliards de dollars conquièrent le monde ↗
L'avis de WIRED : le concept de « cloud » n'est plus une simple métaphore ; nous sommes entrés dans l'ère des usines d'IA extrêmement physiques et extrêmement coûteuses. Les géants du secteur se livrent une véritable course pour implanter ces forteresses informatiques partout, chacune laissant derrière elle une empreinte écologique considérable, telle une comète de mégawatts et de béton.
L'article met en lumière la circularité frappante des méga-contrats en IA et leurs conséquences bien réelles : consommation d'énergie, eau de refroidissement, perturbations liées aux chantiers, réactions négatives des riverains. L'impression générale est : « cela se produit, que ce soit parfaitement logique ou non », ce qui est un peu inquiétant, mais aussi, oui, plutôt juste.
🧩 Le PDG de Microsoft, Nadella, explique aux responsables que les intégrations de Copilot avec Gmail et Outlook « ne fonctionnent pas vraiment » et intervient pour les corriger ↗
Satya Nadella aurait sévèrement critiqué en interne les intégrations Gmail/Outlook de Copilot, les jugeant peu pertinentes et, pour être franc, dysfonctionnelles. Un commentaire qu'on n'affiche pas en grand… mais d'une franchise rafraîchissante.
Plus intéressant encore : Nadella semble s’impliquer directement, participant activement aux discussions internes, organisant des réunions hebdomadaires et encourageant même les regroupements d’équipes. Le message est clair : Copilot doit être perçu comme un véritable « collaborateur numérique » sur lequel on peut compter, et non comme un stagiaire brillant qui oublie parfois quel jour on est.
💰 Les start-ups spécialisées en IA accumulent un financement record de 150 milliards de dollars, tandis que les craintes de bulle s'intensifient ↗
Le Financial Times fait état d'une forte augmentation des levées de fonds pour les start-ups spécialisées en IA, ces entreprises amassant des liquidités à la manière de construire des bunkers – des « bilans forteresse » pour faire face à un marché plus tendu. Les investisseurs semblent dire : levez des fonds tant que la situation est favorable, car les perspectives pourraient se dégrader… du moins, c'est l'impression que ça donne.
Les levées de fonds colossales des plus grands noms tirent tout l'écosystème vers le haut, mais l'inquiétude face à une bulle spéculative côtoie l'optimisme. On retrouve cette sensation familière : « la croissance est bien réelle » et « tout cela semble artificiel », le tout dans la même phrase.