Le sommet mondial sur l'IA révèle des stratégies divergentes
Le troisième sommet annuel sur l'IA à Paris a été un foyer de débats internationaux sur la gouvernance de l'IA. Les responsables américains ont critiqué les approches réglementaires européennes tout en mettant en garde contre les collaborations en matière d'IA avec la Chine, réaffirmant leur ferme volonté de maintenir leur suprématie technologique. Parallèlement, les États-Unis et le Royaume-Uni se sont abstenus de signer une déclaration mondiale prônant une IA « inclusive et durable », signe d'une approche internationale fragmentée.
Les dirigeants français ont souligné la dépendance de l'Europe à l'énergie nucléaire comme un atout potentiel pour le déploiement à grande échelle de l'IA, tandis que des responsables du secteur ont dévoilé de nouvelles initiatives de recherche en IA. Notamment, le PDG d'OpenAI a présenté Deep Research , leur dernier produit d'IA, suscitant des discussions sur l'avenir des analyses basées sur l'IA. Elon Musk, bien qu'absent de l'événement, est resté au cœur des débats suite aux révélations concernant sa tentative infructueuse de prendre le contrôle de la structure de gouvernance à but non lucratif d'OpenAI.
L'UE ajuste sa réglementation sur l'IA pour stimuler les investissements
Dans le cadre d'un virage stratégique, l'Union européenne a annoncé un allègement de la réglementation relative à l'IA afin d'encourager l'investissement et l'innovation technologiques. Cette mesure vise à simplifier les obligations de conformité pour les jeunes entreprises et les sociétés spécialisées en IA, et à garantir la compétitivité de l'Europe dans la course mondiale à l'IA.
Les principaux changements incluent le retrait d'une proposition de directive sur la responsabilité en matière d'IA et la mise en place d'un système de déclaration simplifié pour les entreprises spécialisées dans l'IA. Si les cadres réglementaires restent applicables aux grandes plateformes en ligne, ces ajustements témoignent d'une volonté de favoriser un écosystème d'IA plus favorable aux entreprises.
L'expansion de Baidu en intelligence artificielle fait exploser son cours en bourse
Baidu, l'une des principales entreprises chinoises spécialisées dans l'IA, a vu son cours boursier grimper à son plus haut niveau en près de trois mois après l'annonce de son intention de proposer gratuitement son chatbot Ernie AI dès avril. Cette décision est perçue comme une manœuvre stratégique visant à renforcer sa position dominante sur le marché et à concurrencer les services d'IA concurrents proposés par d'autres géants de la tech.
Par ailleurs, Baidu a dévoilé une nouvelle fonctionnalité de « recherche approfondie » et prévoit de rendre open source la prochaine version de son modèle d'IA Ernie , reflétant ainsi une tendance plus large du secteur vers une accessibilité accrue de l'IA. Cette initiative positionne l'entreprise comme un acteur majeur de la course à l'IA en Chine, lui permettant de rivaliser avec les principaux acteurs du marché et d'établir de nouvelles normes en matière de fonctionnalités de recherche par IA.
La bataille juridique autour des droits d'auteur de l'IA s'intensifie : des éditeurs poursuivent Cohere
Une importante action en justice a été intentée contre la start-up d'intelligence artificielle Cohere. Des éditeurs de renom accusent l'entreprise d'avoir utilisé sans autorisation des contenus protégés par le droit d'auteur pour entraîner ses modèles d'IA. La plainte réclame des dommages et intérêts considérables et vise à établir une jurisprudence claire concernant l'utilisation de documents journalistiques dans l'entraînement des modèles d'IA.
En réponse, Cohere a rejeté ces allégations, les qualifiant de sans fondement, et a promis de se défendre. Cette affaire vient s'ajouter aux tensions juridiques persistantes entre les créateurs de contenu et les entreprises spécialisées en intelligence artificielle, alimentant davantage les débats sur le droit d'auteur, l'utilisation des données et les pratiques éthiques de formation des IA.
Dell conclut un accord de plusieurs milliards de dollars avec xAI pour des serveurs d'IA
Dell Technologies est sur le point de finaliser un accord de plus de 5 milliards de dollars pour la fourniture de serveurs optimisés pour l'IA à xAI , la société d'Elon Musk spécialisée dans l'IA. Ce partenariat devrait renforcer l'infrastructure de xAI et soutenir son ambitieux plan de développement de ses capacités de supercalcul.
L'accord porte sur des serveurs d'IA équipés de semi-conducteurs Nvidia de pointe, qui serviront à étendre le supercalculateur Colossus , un système qui devrait compter plus d'un million de GPU. Ce développement illustre la demande croissante en matériel d'IA avancé, alors que les entreprises rivalisent pour développer des modèles toujours plus performants.
Les chatbots IA sous surveillance pour désinformation
Une étude récente a révélé que les chatbots d'IA les plus populaires, tels que ChatGPT, Copilot, Gemini et Perplexity, peinent à fournir des informations exactes sur l'actualité. Plus de la moitié des réponses analysées contenaient des distorsions factuelles, des références obsolètes ou des inexactitudes importantes.
Ce problème croissant soulève des inquiétudes quant au rôle de l'IA dans la diffusion de l'information, mettant en évidence la nécessité d'améliorer la formation des modèles d'IA et de renforcer la collaboration entre les entreprises spécialisées en IA et les médias reconnus. Ces conclusions soulignent l'importance de la vérification des faits et d'un déploiement responsable de l'IA, notamment à l'ère de la consommation rapide de l'information.